L a   H a r p e  d ’ É o l e

                                   T H I E R R Y   F O U R N I E R

 

 

 

SóLARSTEINN

 

TYPOGRAPHIE

 

ALPENSTEINN

 

GEORGES KASTNER

 

LES ÉCHAPPÉES BELLES

 

CONTACT

 

 

 

 

 

                   Exercice périlleux que celui de se présenter en quelques phrases. Il s'agit d'évincer les images idéales qui rôdent. Né à Nantes en mai 1958, originaire par la plupart de mes ancêtres du pays de Retz et du Bocage vendéen – territoire de Barbe-Bleue et de François de Charette –, j'ai cheminé depuis lors, pèlerin à la fois anxieux et contemplatif, de la rive gauche à la rive droite de la Loire jusqu’en novembre 1980, des abords de son estuaire à une île au grand large jusqu’en décembre 1985, sur les rives du Goul jusqu’en juillet 1990 et sur celles de la Bièvre jusqu’à ce jour, à l'ourlet de la forêt de Verrières où je marque une longue station.

                    Traducteur d'Henry David Thoreau et de James Broughton, écrivain de la nature et éditeur-typographe – tout à la main, lettre de plomb après lettre de plomb sur une presse à épreuves – à l'enseigne de la Harpe d'Éole sur l'île d'Yeu puis dans l’Aveyron dans les années 1980, chroniqueur du désir qui se cherche dans les années 1990 et moissonneur dans les années 2000 de jardins intimes longtemps cultivés, j'ai donné à lire une vingtaine d'ouvrages réunis sous le titre de Sólarsteinn et publiés en 2012 aux éditions Éoliennes. Depuis 2008, l'investigation philosophique, peu à peu, laisse place à la seule expérience encore possible : l'acte poétique, l'entrée en un domaine dont l'écriture arpenteuse jusque-là n'avait fait que circonscrire l'aire.

                     À ces livres de saveur – courts récits, poèmes en prose, méditations qui disent ce qui fut mieux qu’un habile biographe ne pourrait le faire – il faut ajouter des livres de labeur, romans écrits sous pseudonyme et autres travaux mercenaires. Mon écriture est lente, sans concession à l’écho des modes. Elle cherche la justesse. Plus le mot est précis et plus la pensée s'affine, plus la pensée s’affine et mieux résonne le mot, mieux le cœur parvient à s'ouvrir sur le mystère que nous sommes, sans cesse remis à nu dans la relation.

 

 

 

 

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